Programme Festiferme 2019

Du 26 au 28 juillet 2018

Samedi 27 et  dimanche 28, le FESTIFERME explorera le champ des Utopies réalistes et abordera les alternatives sociales qui font bouger le monde et qui interrogent.

Ouverture des rencontres à 14h. Débats, spectacles et échanges tout l’après-midi

Et bien sûr, les représentations en plein air les 26, 27 et 28 juillet, à partir de 21h30 de la création théâtrale de l’été « Il sont fous ces humains ! ».

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Programme détaillé

VENDREDI 26 JUILLET

21h30 – Ils sont fous ces humains !

Quand deux extra-terrestres découvrent le monde terrien et son fonctionnement pour le moins absurde…

Comédie de Renata Scant, interprétée par la compagnie Théâtre en Action et un collectif de stagiaires. Création réalisée lors du stage d’été qui se déroulera du 15 au 28 juillet 2019 et au cours duquel les participants amateurs abordent les techniques théâtrales (voix, composition d’un personnage, mise en espace, exigences du théâtre de plein air, etc.) avec 3 représentations publiques à l’issue du stage.

SAMEDI 27 JUILLET

14h00 – Savoir être, savoir faireL’enfant, la famille, le professionnel au cœur de la transmission

Rencontres et témoignages autour de pédagogies alternatives avec Adora Totozarasoa de l’école Montessori bilingue de Verrières, Coralie Chauveau de l’école « les petits maîtres » à Champniers, Nathalie Maillard  (association « libre d’apprendre » et réseau IEF (Instruction En Famille) , l’école Freinet de Soyaux et Cathy Vella-Masseus, musicothérapeute et psychologue clinicienne, intervenant auprès des enfants dans le cadre de la créativité par les arts (ateliers Arc en Ciel)

16h00 – Les sculpteurs de mondes L’expérience d’un marcheur colporteur – conférence gesticulée de Christian Lefaure

« 3600 km à pieds, après mes 70 ans, en France à la rencontre d’alternatives dans tous les domaines : depuis le paysan boulanger et la ferme de permaculture, jusqu’aux fabs labs et à un lycée public innovant en passant par les monnaies locales complémentaires, la production d’énergie  citoyenne, les espaces de co-travail, un logiciel de dialogue pour tous les acteurs de la vie locale, les éco quartiers avec habitat participatif, les associations ville en transition et une EPHAD éco responsable…

Les questions que je me posais et que je leur posais :

« Comment marche votre initiative aujourd’hui ? Quels sont les moteurs ? Quels sont les freins ? « 

Cette conférence gesticulée allie témoignage du marcheur, témoignage du sculpteur (je sculpte sur bois), et réflexions sur notre société et notre avenir lors d’une présentation avec une dimension théâtrale. Elle décrit quelques unes des 120 expériences alternatives que j’ai rencontrées et cherche à répondre aux questions précédentes ; elle témoigne aussi de la richesse de toutes ces rencontres recherchées ou totalement inopinées.

Ces 3600 km sur 8 mois, m’ont amené en particulier à m’interroger sur la notion de ‘communs’ que j’ai croisée un peu partout et qui ré émerge en ce moment et sur les outils juridiques à notre disposition pour appréhender et gérer ces ‘communs’.

La question clef à se poser dans un débat à l’issue de la conférence pourrait être:

« Sous quelles conditions un autre monde est il possible? Sous quelles conditions ces expériences vont elles rester des expérimentations ou sont elles déjà les prémisses d’un autre monde ? » - C. Lefaure

19h00 – Conte de la neige noire ou de la démolition comme art et comme projet

« Puisque nos sociétés nous abrutissent de paroles bruyantes pour camoufler le désastre qu’elles organisent en silence, mettons-nous bruyamment au cœur du désastre pour organiser silencieusement la parole. » JY Picq

Dans ce texte politique et satirique, Jean-Yves Picq nous raconte l’histoire de Martin et de son fils dont il refusait d’entendre l’impitoyable critique du système économique.

Conte de la neige noire c’est la relation familiale houleuse, les ambitions paternelles étouffantes, le point de vue d’un jeune tristement conscient de la réalité du monde.

Conte de la neige noire – de la démolition comme art et comme projet – est un cri qui témoigne des dérives du capitalisme et de la finance.

Si Martin va désormais par les routes pour apostropher le monde avec ce conte, en déroulant sa vie de labeur comme un film aux séquences désordonnées, il en appelle à l’espérance.

Relisons donc nos contes, notre monde leur ressemble. Les Petits Poucets ou les Hansel et Gretel finiront bien un jour par déjouer les ruses des ogres et des sorcières.

De Jean-Yves Picq

Texte publié aux Editions Color Gang

Production : Crock’notes/label tonton La prodet / Théâtre de l’Ephémère, scène conventionnée pour les écritures théâtrales contemporaines

Interprétation Jean-Pierre Niobé et Kentin Juillard

Mise en scène Jean-Louis Raynaud

Composition musicale Jean-Pierre Niobé

Lumières Stéphane Hulot / Costumes Christine Vallée

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photo © Alain Szczuczynski

21h30 – Ils sont fous ces humains !

Comédie de Renata Scant, interprétée par la compagnie Théâtre en Action et un collectif de stagiaires.

DIMANCHE 28 JUILLET

14h00Conférence gesticulée de Bernard Friot « je veux décider du travail jusqu’à ma mort »

2H30 pour explorer, avec toutes celles et tous ceux qui sont décidé-es à sortir le travail de la folie anthropologique du capital, des chemins nouveaux, communistes, d’un travail qui ait sens, centré sur le travail vivant, dans la coopération et hors de toute subordination.

Économiste et sociologue, Bernard Friot défend depuis de nombreuses années une alternative au capitalisme, théorisée à partir de son sujet de prédilection : la sécurité sociale. Contrairement au revenu de base, qu’il qualifie de « roue de secours du capitalisme »,

son « salaire à vie » (ou salaire à la qualification personnelle) s’inscrit autant dans une refonte complète de notre rapport à la propriété que dans une démarche de suppression de notre aliénation au marché de l’emploi. Car, pour Friot, cela ne fait aucun doute : nous travaillons tous, que l’on soit chômeur, étudiant, retraité ou…travailleur. Au sein de l’association Réseau salariat, dont il est cofondateur, il entend déconstruire boulon par boulon la « religion capitaliste ».

Conférence suivie d’un débat avec le public

Bernard Friot

 https://comptoir.org/2017/10/06/entretien-bernard-friot/

19h00 – Le cercle des utopistes anonymes

L’utopie est-elle encore au coin de la rue ? Rituelle question qu’on ne se pose hélas plus à l’ère où les réalistes ont tué les derniers rêveurs qui voulaient toujours changer la vie.

Si l’on dit à Eugène Durif que l’An 01 est quadragénaire et que Gébé est au purgatoire, il doit froncer le sourcil et sortir ses bristols où il a accumulé les citations imparables pour réveiller les ardeurs philosophiques de son public.

Dans « Le Cercle des utopistes anonymes« , tout est dans le mot, toujours dans le mot, mais chaque mot est prononcé avec bienveillance par Eugène, Pierre et

Stéphanie. Les paroles, ici, ne s’envolent pas. Elles se déposent, se sédimentent pour construire en commun non pas un mur, une tour, un symbole grandiose, mais une invisible maison du bonheur.

Ponctué par des « p’tites chansons » composées par Pierre-Julie Billon, chargé dans le spectacle d’être celui qui, par principe, n’est jamais d’accord avec les affirmations, « Le cercle des utopistes anonymes » est une auberge espagnole universelle, riche de chaleur humaine et de fraternité animale.

Spectacle écrit par Eugène Durif, mise en scène de Jean-Louis Hourdin, avec Stéphanie Marc, Eugène Durif et Pierre-Jules Billon.

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21h30 – Ils sont fous ces humains !

Comédie de Renata Scant, interprétée par la compagnie Théâtre en Action et un collectif de stagiaires.

 

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